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CHRONIQUES DU XXIème SIÈCLE

CHRONIQUES DU XXIème SIÈCLE


Éditorial 2018 – Identité et sens de la vie au XXIème siècle

Publié par Renaud Cadrot sur 25 Février 2018, 22:41pm

Catégories : #Éditorial

Lorsque je suis né le 31 mars 1987, comme tout être humain qui vient de venir au monde, je n’étais pas encore complètement un individu. Mes parents m’ont certes donné un prénom, qu’ils ont choisi en fonction de leur goût, de la mode ambiante ou de manière complètement arbitraire, et m’ont également légué leur nom de famille, afin que l’administration française puisse me reconnaître comme étant leur enfant et déjà m’octroyer un statut juridique, c’est-à-dire des droits et des obligations en tant que personne vivante et viable.

 

 

Le nourrisson que j’étais, se résumait alors à un bref recensement humain, le souvenir et le fruit d’une grossesse pour mes parents, et tout juste quelques bribes de conscience pour mon cerveau encore inachevé. Les années suivantes, je me livrerais à l’apprentissage de la vie du commun des mortels occidental, développant ma conscience des choses mais demeurant sous la complète tutelle des adultes les plus proches. Il faut vivre de nombreuses années avant d’être considéré comme une personne à part entière. Avant cela vous n’êtes perçu que comme la progéniture d’autres personnes, un être humain en devenir qui a les yeux de maman, le nez de papa, mais qui n’incarne pas encore le personnage de « Renaud Cadrot ».

 

 

J’éprouve une extrême difficulté à me remémorer des souvenirs précédant mes 3 ou 4 ans. Il me reste quelques instants épars, des flashs imprécis. Mais ces souvenirs sont impersonnels, ils auraient pu tout aussi bien m’être contés par une tierce personne car ils ne sont accompagnés d’aucun sentiment particulier. Il faut attendre mon passage au CP pour que le film de ma vie soit enfin accompagné de la bande-son de ma voix intérieure. Je me souviens avoir commencé à aimer la lecture autour de 5 ans avec un livre de Donald Duck et être tombé amoureux pour la première fois d’une fille qui s’appelait Mylène à la même période. Je me rappelle avoir compris l’irréversibilité de la mort à 6 ans quand j’ai vu sans le vouloir un reportage télé traitant du cancer chez l’enfant. Je crois que c’est durant cette période que j’ai construit les premières bases solides de ma personnalité et de mon individualité. Je me reconnais immédiatement dans ces souvenirs pourtant très lointains, beaucoup plus qu’en regardant le petit enfant que j’étais alors sur des photos (déjà) jaunies.

 

 

La philosophie s’est longtemps interrogée sur le sujet de l’identité personnelle. Qu’est-ce qui fait que le petit garçon que j’ai été et l’homme que je suis aujourd’hui sont vraiment la même personne ? Après tout, je n’ai plus rien de commun avec cet enfant, que ce soit au niveau de la taille, du poids, de la pilosité, même l’intégralité de toutes mes cellules s’est régénérée plusieurs fois depuis tout ce temps. Une expérience de pensée philosophique illustre bien ce problème, celle du bateau de Thésée. Imaginez qu’en partant d’Athènes pour chasser le Minotaure, Thésée utilise un bateau pour effectuer la traversée. Le voyage est plutôt long et les hommes à bord sont contraint de remplacer plusieurs parties du bateau qui se sont abîmées en mer, à tel point qu’au moment d’atteindre sa destination, toutes les pièces du bateau ont été changé. Dès lors, est-ce toujours le même bateau ?

 

 

 

 

Le meilleur moyen de répondre à cette question est de considérer que ce qui fait du bateau de Thésée ce qu’il est ce n’est pas la totalité des matériaux qui le constitue mais sa fonction. C’est toujours le bateau de Thésée puisque Thésée a accompli la totalité du trajet dessus. De la même manière, ce qui me définit à travers tous mes âges c’est davantage la continuité de mon corps dans le temps que la matière qui me compose. Mon organisme, mon ADN sont autant de constantes qui me définissent tout au long de mon existence. Pourtant, on peut contester ce point avec une autre expérience de pensée.

 

 

Imaginez cette fois que l’on vous clone. Vous vous retrouvez avec une copie parfaite de votre corps, de votre cerveau et de votre personnalité. Quelque temps plus tard, quelqu’un vous menace d’une arme et déclare qu’il doit tuer l’un de vous deux. Qui choisissez-vous ? Si effectivement c’est votre corps qui définit ce que vous êtes, alors vous devriez penser que la disparition de l’un ou l’autre corps n’a pas d’importance. Pourtant, il y a fort à parier que vous préférerez la mort de votre clone plutôt que la vôtre, car vous considérez que votre personnalité est différente de celle de votre semblable, quand bien même il partage votre identité biologique. De la même manière que dans la réalité, deux vrais jumeaux à l’ADN pourtant identique, vont chacun développer une personnalité qui leur est propre. En définitive, on peut penser que c’est la somme de nos souvenirs et de nos expériences qui définissent ce que nous sommes et que ce qui lie la personne que je suis à cet instant à celle que j’étais 25 plus tôt est l’empreinte mémorielle que je conserve de lui et la totalité des événements, pensées, sentiments, sensations qui ont façonné sa personnalité jusqu’à ce jour.

 

 

Justement, si j’ai posé les premières bases de ma personnalité durant les dix premières années de ma vie, comme on empile les Lego, c’est à l’adolescence que j’ai commencé à peaufiner l’édifice. J’étais un enfant curieux, j’ai donc continué à lire et à me poser des questions en grandissant, j’étais un enfant timide, j’ai donc commencé à écrire une fois plongé dans la solitude du collège, j’étais un enfant émotif, j’ai donc développé mon empathie et mon dégoût de l’injustice en poussant les portes du lycée, j’étais un enfant peureux, j’ai donc souvent tâtonné, tenté, échoué, abandonné, recommencé tout au long de mon adolescence, j’étais un enfant peu confiant, j’ai donc souvent remis en question mes certitudes et mes idées préconçues les mieux ancrées comme celles des autres.

 

 

Je suis donc finalement devenu un individu à part entière, un individu portant l’étiquette d’être humain d’origine française, autrement nommé Renaud Cadrot. Je ne suis plus reconnu comme le fils de ou l’enfant de, mais comme une personne avec une personnalité, une apparence particulière quoique changeante, des traits de caractère, un parcours, des aspirations qui me sont propres. Mais être un individu n’est pas suffisant. Du moins, ma personnalité m’a poussé à ne pas trouver cela suffisant. À mon sens, si l’identité est ce qui nous définit par rapport à nous-même, la fonction est ce qui nous définit par rapport à ce qui nous entoure. Et cette même fonction participe à enrichir notre identité comme un cercle vertueux. C’est pourquoi, très tôt dans mon existence et encore aujourd’hui je me suis posé ces questions : A quoi je sers ? Et comment pourrais-je servir ? Quel est le but de mon existence ?

 

 

La quête de sens quant à notre existence est une problématique universelle. Tout être humain conscient de son être s’est un jour interrogé sur le pourquoi de sa présence sur Terre. Plusieurs pistes ont été creusé par l’intelligence humaine depuis qu’elle est intellectuellement en mesure de se poser de telles questions. De nombreuses religions à travers le monde et l’histoire ont tantôt soutenu l’hypothèse d’un sens qui nous échappe, plus grand que l’homme, qui lui en est réduit à suivre le cheminement déjà tout tracé de sa vaine existence, tantôt la croyance que la vie sur Terre n’est qu’une étape d’un plan plus vaste, une épreuve nécessaire pour passer à une étape supérieure, ou encore que l’humanité tout entière n’est que le dégât collatéral d’une querelle millénaire entre divinités antagonistes.

 

 

Pour la science, le but n’est pas de comprendre le sens ou le but de la vie, mais d’en expliquer l’origine. D’un point de vue purement biologique, l’objectif de l’être humain, comme de tout être vivant sur Terre, est la survie et la perpétuation de l’espèce. La théorie de l’évolution émise par Charles Darwin en 1858 et qui depuis fait consensus, démontre que c’est la sélection naturelle et la capacité à s’adapter à son espace naturel qui a permis l’évolution et la grande variété des espèces présentent à ce jour sur Terre. Cette théorie fut extrêmement mal accueillie à l’époque de sa publication parce qu’elle révélait d’une part que l’Homme n’était qu’un animal parmi les autres, et que l’intelligence humaine n’est finalement pas le but ultime du vivant mais seulement l’un des attributs qui ont permis à notre seule espèce de s’adapter à son milieu naturel.

La philosophie s’est également penchée sur la question depuis l’Antiquité, en ressort deux principaux courants de pensée. Le premier, le nihilisme, soumet l’idée que puisque l’univers n’a aucun but ni sens, la vie en est fatalement dénué elle aussi. En définitive, tout ce que nous sommes, ce en quoi nous croyons, nos valeurs, notre morale n’ont aucun sens, l’humanité tout entière dérive sans fin sur un bout de caillou perdu dans l’immensité silencieuse de l’espace à la recherche d’un absolu illusoire… Doctrine complètement désespérante et, le plus souvent, rejetée par la majorité des philosophes.

 

 

 

 

Une autre approche, l’existentialisme, avance qu’il faut surmonter et accepter l’absurdité de l’existence car la vie ne sera jamais mieux vécu que si elle est dénouée de sens. En effet, si on avait donné à l’humanité les clés du sens et du savoir dès son apparition sur Terre, l’expérience de la vie humaine, libérée de ses mystères perdrait soudain de sa saveur et de son essence. La doctrine existentialiste invite l’individu à formuler sa propre conception du sens de la vie, à la lumière de ses actions, de ses désirs et de ses exigences puisqu’il est le seul maître de son corps et de sa destinée.

 

 

Pour ma part, je me range du côté des existentialistes et j’aspire à une quête de connaissances et de découvertes, un partage du savoir, voire une modeste contribution au bien-être de ceux qui m’entourent et à la santé de la planète. Toutefois, il existe probablement d’autres thèses quant à l’objectif de l’existence. Il est même possible que le sens même de ce qu’on appelle « sens de la vie » diffère selon les cultures et les époques. Le genre homo a passé les premiers milliers d’années de son existence à ne faire que survivre au sein d’une terre encore particulièrement hostile. Quand il s’est réuni en société puis en civilisation, il a érigé des statues et des monuments en hommage à ses évidents créateurs, divinités paternelles, impénétrables, sages, violentes, omniprésentes, omnipotentes et immortelles. Puis la révolution copernicienne, le darwinisme et Nietzsche ont maintes fois tué Dieu, et l’être humain, si sûr de sa particularité s’est soudain retrouvé plongé dans un abîme existentiel où le sens ne trouvait plus prise. Aujourd’hui, aucune doctrine n’est majoritairement admise et il existe potentiellement autant de sens de la vie qu’il n’y a d’humain pour y adhérer.

 

 

Qu’en est-il au XXIème siècle ? La perception que l’humain a de lui-même au sein de son environnement et le sens qu’il attribue à son existence peuvent-ils évoluer au cours de ce siècle ? Quels nouveaux éléments peuvent encore pousser le genre humain à se remettre en question ? Voici quelques pistes de travail pour la philosophie contemporaine :

 

 

  • Par rapport à la robotique

 

 

Il y a quelques semaines, le monde a découvert médusé le robot Sophia, intelligence artificielle à apparence humaine, capable de converser avec les différents interlocuteurs qui l’ont interviewé dans plusieurs médias anglophones. Développée par l’entreprise Hanson Robotics, cette IA fascine par la variété de ses expressions faciales et son apparente humanité. Bien que pour de nombreux observateurs avisés, il ne s’agit pas encore d’un robot véritablement capable de comprendre les questions qu’on lui pose, ni de faire preuve d’une sensibilité réelle, on ne peut qu’être subjugué de constater les avancées humaines en matière de robotique.

 

 

 

 

La question fait consensus : tôt ou tard, on parviendra à créer de toutes pièces une intelligence artificielle égale, voire supérieure à la nôtre. Des robots nous surpassent déjà dans plusieurs domaines : la plus banale calculatrice enchaîne les opérations plus vite que n’importe quel cerveau humain, les plus grands champions d’échec ou de go se sont fait battre les uns après les autres par une machine, des bras articulés atteignent des niveaux de précision de l’ordre du nanomètre,… Selon une enquête menée auprès de 352 experts, l’intelligence humaine sera dépassée à l’horizon 2050.

 

 

Au XXIème siècle, la robotique va interroger l’Homme aussi bien à propos de son identité que de son utilité. En effet, pour la première fois de son histoire il va se trouver confronter à une autre forme d’intelligence que la sienne. Un être doué des mêmes capacités cérébrales et sensibles que nous, pourtant composé de plastique, de métal et de tout ce que la technologie aura accompli de plus aboutis. L’humain va un temps se sentir l’égal d’un dieu tout-puissant, capable de créer la vie à partir de son seul génie et de la matière première rudimentaire dont il dispose. Puis dans le même temps, il perdra sa première place d’être le plus intelligent de la planète. Déjà des voix s’élèvent, inquiètes de voir bientôt débarquer des milliers de machines hautement évolués qui finiront peut-être par nous considérer comme nous considérons les rats : de la vermine à éliminer.

 

 

Pourtant, avant même de s’inquiéter d’un potentiel soulèvement des machines, l’être humain pourra déjà s’interroger sur le sens même de son existence dans un monde qu’il partage avec des robots  : si nous sommes capables de créer la vie, alors qu’en est-il de notre propre créateur ? Et si finalement le genre homo sapiens, longtemps considéré comme le stade ultime de l’humain n’était en fait que le simple maillon d’une chaîne beaucoup plus grande ?

 

 

 

 

La robotique envahit déjà nos quotidiens et remplace çà et là une main humaine jugée imparfaite le long des chaînes d’usine, aux caisses des supermarchés, à l’accueil de différents services. Le chômage structurel augmente sans discontinuer depuis 25 ans en grande partie à cause de l’automatisation de la production. Même des emplois qui jadis demandaient des qualifications que l’on aurait pensé à jamais attribué à un être humain, sont peu à peu occupé par des machines plus efficaces et qui n’exigent ni temps de repos, ni paie, ni couverture sociale. La transformation de la société est en cours, où bientôt la condition de l’Homme pourrait s’en trouver nettement amélioré puisque la robotique lui apportera tout ce dont il a besoin sans même bouger le petit doigt. Mais il pourra tout aussi bien être relégué sur le bas côté, constatant amèrement que le maintien de la civilisation humaine ne dépend plus de la perpétuation de son espèce…

 

 

  • Par rapport au transhumanisme

 

 

Dans son livre Humanité 2.01 sortis en 2007, le futurologue Raymond Kurzweil prédit que le développement exponentiel de la technologie aboutira dans un futur plus ou moins proche (10 à 50 ans) à une situation unique dans l’histoire de l’humanité qu’il appelle singularité technologique : soit le basculement de l’humanité entière dans une ère nouvelle où les limites de l’intelligence seront sans cesse repoussées. L’intelligence artificielle et nos connaissances en génétique et en nanotechnologie nous permettront de surpasser nos capacités, prolonger indéfiniment notre durée de vie, contrôler les maladies, en finir avec la faim dans le monde,... Cette thèse très sérieuse peut apparaître comme excessivement optimiste au premier regard mais elle s’inscrit dans un mouvement tout aussi crédible : le transhumanisme.

 

 

Il s’agit d’un mouvement qui prône l’amélioration de la condition humaine par la technologie. Si porter des lunettes ou une prothèse permettent de préserver sa condition initiale au moyen de la technologie humaine, avec le transhumanisme il est question de rendre le corps et le cerveau plus efficaces qu’ils ne le sont déjà. Pour ses adeptes, les handicaps, les maladies, la vieillesse et même la mort sont considérées comme inutiles. Tout être humain pourrait à l’avenir faire le choix de remplacer son bras pour le rendre plus fort, ou sa vision pour être capable de voir plus loin ou plus précisément. On pourrait même imaginer transférer notre esprit dans un autre corps, et pourquoi pas accéder à l’immortalité. C’est la promesse que font le transhumanisme et la singularité technologique.

 

 

 

 

En admettant que Raymond Kurzweil ne se trompe pas et qu’il en soit ainsi de l’avenir de l’Homme, qu’en sera-t-il de notre identité future ? Reprenons l’exemple du bateau de Thésée et imaginons qu’un homme décide dans 50 ans de s’implanter deux nouvelles jambes pour courir plus vite. Puis, quelque temps plus tard, un nouveau bras, puis un second, bientôt le corps entier n’est plus que matière synthétique : cet homme peut-il toujours se considérer comme tel ? Si oui, comment considérer comme humain un être qui n’en a plus le moindre attribut ? Et si non, à quel moment est-il devenu autre chose qu’un être humain ?

 

 

Neil Harbisson se considère comme un homme augmenté. Atteint d’une forme rare de daltonisme, il ne perçoit que des nuances de gris. Il s’est fait poser une antenne reliée à une puce électronique, elle-même implantée à l’arrière de son crâne qui, à l’aide d’un capteur, perçoit les couleurs alentour pour lui retransmettre sous forme de son. En 2004, il doit renouveler son passeport britannique mais l’administration refuse qu’il pose avec son équipement sur sa photo d’identité. Il insiste pour que son antenne soit considérée comme une extension de son corps, avec le soutien de son médecin et quelques-uns de ses proches. Finalement, il obtient gain de cause et est aujourd’hui le premier homme augmenté officiellement reconnu comme tel et se qualifie lui-même volontiers de cyborg.

 

 

 

 

Faut-il considérer Neil Harbisson comme un homme simplement affublé d’une prothèse ou bien comme le premier représentant d’un genre nouveau ? Même si l’ajout d’une antenne peut apparaître comme aussi anodine que porter une paire de lunettes, on ne peut nier le caractère précurseur de la validation de son statut par un état et penser que d’autres suivront son exemple dans un avenir pas si lointain.

 

 

Le transhumanisme ouvre la porte à tellement de questionnements philosophiques par rapport à l’identité humaine et à sa place dans l’univers : que devient l’humain s’il accède à l’immortalité ? Une vie a-t-elle toujours un sens si on lui enlève sa finitude ? Que veut l’homme s’il a déjà tout ? Que veut la société si elle a atteint son paroxysme ? Dans un monde plein d’humain à l’intelligence augmentée, l’individu peut-il encore s’accomplir s’il sait que tous ses semblables sont aptes à faire aussi bien voire mieux que lui ?

 

 

Imaginez si en plus, dans le même temps la jeune robotique consciente soudain d’elle-même, s’éprend de philosophie, développe sa propre interprétation de l’existence et s’interroge sur ses buts et son devenir... Heureusement pour elle, tous les Platon augmentés, les Nietzsche 2.0, les Kant de plastique et de diodes disposeront de toute leur immortalité pour tenter de répondre à leurs milliards d’interrogations existentielles.

 

 

1- à ce propos, je souhaite bien du courage à quiconque souhaite acquérir cet ouvrage en français. Il est épuisé chez son éditeur et on ne le trouve pas en dessous de 500 euros sur les sites marchands...

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Elo 26/02/2018 08:11

Même si le bateau arrive avec d'autres pièces, les bagages qu'il transporte involontairement sont certainement toujours là. Très beau texte. Bonne journée

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